20 posts de la catégorie "Culture / Cultura"

Amores en tiempos de Facebook / "Je serai sur ton mur à jamais"

Lamento molestar a la gente que tiene una vida normal e ignora lo que es Facebook, una red cerrada de intercambios con amigos, conocidos y desconocidos en internet. Pero creo que los demás se van a reír con este vídeo. / C'est un peu blague à part pour les utilisateurs de Facebook, mais la blague est bonne.

Han recuperado un tema de Enrique Iglesias, Hero. Opino que lo han mejorado sustancialmente. / La musique originale est d'Enrique Iglesias. Personnellement, je préfère la version détournée.

Los autores se llaman Penn Masala. Según cuentan en su web [en], son "el primer grupo que canta a cappella en hindi" y se conocieron en la Universidad de Pennsylvania. Les dejo con la letra en inglés, por si quieren leerla tranquilamente. / Le groupe ne fait pas que dans l'humour. Ils se présentent sur leur site [en] comme "le premier groupe qui chante a cappella en hindi" et se sont connus à l'Université de Pennsylvanie. Les paroles en anglais :

would you poke
if I sent you a poke?
or would you run
and never poke back?
is it weird
that I know your hobbies?
will you be my friend tonight?
would you tremble
if I kissed your pics?
or would you laugh?
oh please tell me this
why do I hide
from the one I love?
will you learn my name tonight?

I can be your Facebook stalker
I can click away the pain
I'll be on your wall forever
you can't take my mouse away

is it true
they've got Facebook in high school?
and your sis
looks a lot like you?
now would you mind
if I asked her out?
when I'm 40, she'll be 34

I can be your Facebook stalker
I can click away the pain
I'll be on your wall forever
you can't take my mouse away

I just want to add you
I just want to add you
oh yeah!
why do I hide
from the one I love?
will you call the cops tonight?

I can be your Facebook stalker
I can click away the pain
I'll be on your wall forever
you can't take my mouse away

I can be your stalker
I can click away the pain
I'll be on your wall forever
you can't take my mouse away
you can't take my mouse away
I can be your stalker...

La découverte est d'Élise, mais elle n'est pas fichue d'avoir un blog vers lequel lier un remerciement :-p qui en a dégoté d'autres.

Por otra parte, la falta de actualización se debe a una sobredosis de trabajo por el contexto de la actualidad. Estaba administrando un blog en francés sobre las elecciones españolas. / Excusez ma trop longue absence. Je me suis investi dans un autre blog, consacré aux élections en Espagne et cogéré avec Greg. Modestie à part, je crois que cela a valu la peine, quel est votre avis ?

Le nouvel hymne du Timor Oriental

Le Timor Oriental (en portugais, Timor Leste), le dernier État à avoir obtenu un siège à l'ONU, a enfin adopté les paroles de son hymne national. Elles parlent de la diversité du peuple timorais, de la richesse naturelle de l'île, de son passé difficile et de sa foi en l'avenir.  Je les soumets à votre avis.

Vive Timor Leste !
Chantons tous ensemble
de nos voix différentes
et d’un seul cœur

Vive Timor Leste !
Des vertes vallées
jusqu’à l’immense mer
un hymne de fraternité

Aime la Patrie
car elle sait embrasser
sous son ciel bleu
des peuples en liberté

Gloire aux fils
qui à l’Histoire donnent
justice et grandeur,
démocratie et paix

Bien, il ne me reste qu'à confesser aux plus distraits qu'il s'agit en réalité du probable futur texte de l'hymne national espagnol, qu'un jury a sélectionné entre quelque 7.000 propositions. L'idée vient du Comité Olympique Espagnol, qui se plaignait que ses athlètes ne pussent chanter autre chose que  "lo lo lo" lorsque la Marcha Real retentissait dans les stades.

Et effectivement, les mots sont assez abstraits pour pouvoir servir au Timor Oriental et à à peu près n'importe quel pays. Il faut dire que l'Espagne des Castillans, des Basques, des Catalans et de tous les autres se pose de grandes questions d'identité, amplifiées par un débat droite - gauche rarement serein.

Rappelons aussi que les paroles antérieures à la restauration de la démocratie n'ont pas laissé que de bons souvenirs.

Quoi qu'il en soit, le texte nouveau-né, éventé avant l'heure par le quotidien ABC, sera entonné par Plácido Domingo lors de sa présentation officielle le 21 janvier. Il devra ensuite récolter 500.000 signatures puis être approuvé par le Parlement.

Voici ce que ça donne:

¡Viva España! Cantemos todos juntos con distinta voz y un solo corazón
¡Viva España! desde los verdes valles al inmenso mar, un himno de hermandad
Ama a la Patria pues sabe abrazar, bajo su cielo azul, pueblos en libertad
Gloria a los hijos que a la Historia dan justicia y grandeza democracia y paz

ou, traduit par votre serviteur:

Vive l’Espagne ! Chantons tous ensemble de nos voix différentes et d’un seul cœur
Vive l’Espagne ! Des vertes vallées jusqu’à l’immense mer, un hymne de fraternité
Aime la Patrie car elle sait embrasser sous son ciel bleu des peuples en liberté
Gloire aux fils qui à l’Histoire donnent justice et grandeur, démocratie et paix

Et, inévitablement, en karaoké :

Cul-ture parisienne, ou éloge de la censure

Je ne suis ni Parisien ni rat d'expositions ; mais mes racines bordelaises me poussent à croire qu'il n'est nul besoin d'être œnologue pour déceler et apprécier les qualités d'un grand vin : l'expérience répétée du plaisir partagé autour d'une vieille bouteille précède la théorisation de la  volupté.

De passage à la Bibliothèque Nationale de France, je suis tombé sur quelques grands crus textuels qui se sont bonifiés avec le temps.

Jeu_de_paume_2 Voici donc l'un de ces breuvages, Château Le Centre de l'Amant, cuvée La Paume, millésime 1680. J'ai touché le moins possible la charpente du nectar, trouvé dans la cave L'Enfer de la Bibliothèque, Eros au secret, de crainte de ne brusquer le dépôt et d'en gâcher le goût. Voici donc un court poème paillard du XVIIº siècle dont l'ironie enivrerait Pierre Perret.

 La Paume

Il faut pour un beau coup que la raquette bande
Pour s'y bien préparer, il faut que l'on s'étende
Et placer la balle on fcait où
A la Grille, aux Filets & quelquefois au Trou.
A ce jeu le corps fe décharge
Et redevient plus vigoureux
Mais comme la place en eft large
Il s'y faut trouver au moins deux

Le centre de l'amant découvert soubs divers emblesmes galans et facetieux (1680).

On trouve toutes les ficelles des vignerons dans les chais de la visite. Pour Dominique-Vivant Demont, le secret d'un bon texte érotique est de "raconter avec vérité certaines scènes de l'amour heureux... sans employer de mots obscènes", explique-t-il dans son conte Point de lendemain.

Comment enfin susciter l'intérêt d'autrui pour l'œuvre créée ? C'est assez simple, pour Nicolas Lenglet du Fresnoy :

Ainsi se conduisent les hommes; si l'on veut leur donner le goût d'une chose, il n'y a qu'à leur en interdire l'usage.

De l'usage des romans, Amsterdam, 1734.

Toute l'exposition est une invite à la finesse pour éviter le confinement aux oubliettes de la Bibliothèque, à la terrible côte Enfer en vigueur jusqu'en 1968. Toute ? non. Comme l'expliquait très sérieusement un guide aux allures de commissaire d'exposition à une équipe de télévision qui passait par là, il y a aussi

des gravures que l'on a pas l'habitude d'exposer. On les a sorties pour leur particulière qualité. Mais on voit parfaitement les sexes, les attouchements, et caetera.

Et comme souvent, le plus réjouissant de la dégustation était à chercher du côté des convives : couples amusés, habitués de la bibliothèque soudainement troublés, adolescents émoustillés...

Une délicieuse sensation que seules l'odieuse censure, et bien évidemment, la saine levée du voile, permettent à tout visiteur d'expérimenter.

El plástico es fantástico

La tecnología moderna ha resultado ser un gran aliado de estos críos, pues les ha regalado el bidón de plástico, ligero y barato. Hace una veintena de años, dicho bidón revolucionó la vida africana [...]. Puesto que la canalización no es muy corriente por aquí y el agua no abunda en ninguna parte, a menudo hay que trasportarla a grandes distancias, a veces a más de quince kilómetros. Durante siglos enteros habían servido para este fin pesadas vasijas de piedra o barro [...]

Y he aquí que apareció el bidón de plástico. ¡Una revolución! En primer lugar, es relativamente barato (aunque en algunas casas sea el único objeto de valor): cuesta unos dos dólares. Pero lo más importante es que ¡es ligero! Como también lo es el que se fabrique en varios tamaños, de modo que incluso un niño muy pequeño puede transportar unos litros de agua.

¡Todos los niños la acarrean! Ahora mismo vemos a un tropel de alborotada chiquellería que, jugando y dándose empujones, se dirige a una fuente lejana en busca de agua. ¡Qué enorme alivio para la mujer africana, agotada hasta el límite de sus fuerzas! ¡Qué cambio tan grande en su vida! ¡Cuánto tiempo ha ganado ahora para ella misma y para la casa!

Pero eso no es todo. El bidón de plástico tiene un número de virtudes ilimitado. Una de las más importantes es que sustituye a la persona en una cola. Había que hacerla (allí dónde el agua se trae en cisternas) durante días enteros. Estar en la intemperie bajo el sol del trópico es una tortura. Antes no se podía dejar la vasija e irse a la sombra, porque la podían robar, y era demasiado cara. Ahora, en cambio, en lugar de personas, se forman colas de bidones de plástico, mientras sus dueños se refugian del sol o se van al mercado o a hacer alguna visita. Al viajar por África, se ven muchas de esas kilométricas y multicolores filas de bidones esperando a que aparezca el agua.

Ryszard Kapuściński, Ébano, Barcelona, Anagrama, 1998, pp.242 y 243.





envoyé par fazerman80

Elmer food beat et L. Boisseau, 30 cm, "Le plastique c'est fantastique", 1994.

Correctores corregibles

<peloteillo> Intentaré redactar esta nota sin cometer demasiados errores. Aclaro que no tengo nada en contra del gremio de los correctores, que hacen un trabajo que ningún programa informático puede igualar, como lo sabemos muy bien los periodistas. También entiendo que los correctores españoles no tienen por qué conocer las sutilezas de otros idiomas. </peloteillo>

Ahora bien, si pretendes lanzar una cruzada contra "faltas de ortografía, problemas de puntuación o errores", tendrás que ser irreprochable, digo yo. Y si decides publicar el resultado gráfico de esta gincana de erratas en tu web, con el objetivo de "llamar la atención sobre la necesidad de realizar un control de calidad de los textos que, en distintos soportes, llegan diariamente a todos nosotros", te asegurarás de que la información es... correcta. O no.

Correctores3_2 Al grano. UniCo, la Unión de Correctores que promueve un Día del corrector de textos y ha conseguido que mucha gente hable de ello, publica una denuncia de errata que es, a su vez, errónea.

Destaco en rojo el falso error así como la explicación equívoca del fotógrafo.

En francés, en lugar de "bienvenidos", o sea, "bienvenus", han escrito "bienvenue", o sea, "bienvenida".

O sea... va a ser que no. Bienvenue es muy correcto. Es cierto que significa bienvenida. Pero ocurre que en francés se utiliza el sustantivo femenino bienvenue para dar la bienvenida a quien entre, sean uno, una, varios o varias. Sólo se puede escribir bienvenus (y bienvenu y bienvenues) cuando se emplea el adjetivo bienvenu, a menudo con un verbo; por ejemplo: "Vous êtes les bienvenus" ("Sois -o ustedes son- bienvenidos").

Google no es Dios. Pero a veces ayuda a verificar el sexo de los ángeles. En este caso, un par de búsquedas, aun con un conocimiento muy limitado del francés,  podía permitir averiguar la forma correcta. "Bienvenue en France" es la expresión más utilizada (131.000 / 652) y la que emplea el Gobierno francés para acoger a los forasteros.

Pues eso, gracias por venir ;-).

He recibido... esto

Algunos dicen que es un currículum cantado, otros un CV musical... yo no sé cómo llamarlo. Aquí el mp3, escuchen y disfruten:

Pod

Gracias por el hallazgo, Nieves.

Ahí va la letra, encontrada por ahí:

Qué cosas tan tristes que tiene la vida,
la plata no alcanza ni pa´la comida.

Con la situación que estamos viviendo,
ya más de un fulano se está enloqueciendo.

Me fui de travesti a buscar empleo,
y me rechazaron porque soy muy feo.

Ya cumplí tres años buscando trabajo,
me mandan pa´rriba, y arriba pa´bajo.

Yo estaré dispuesto a cualquier oficio,

cuidando pirañas, lavando edificios...

Matando zancudos, persiguiendo ratas,
o desactivando minas quiebra patas.

Yo pego botones, y cambio bombillas,
cuido pensionados, y hago mascarillas.

Le tiro las cartas, le lío el tabaco,
le tiro el cabello, le afeito el sobaco.

Si quiere le sirvo de gato pa´l coche,
si no tiene perro, le ladro de noche.

Persigo ladrones y cargo ataúdes,
q
ue atraigo razones y llevo saludes.

Le busco a un perdido, le celo a la esposa,
y si está aburrido, le consigo moza…

Lavo calzoncillos, aplico inyecciones,
le cuido los niños y pongo condones.

Consigo entrevistas, invento disculpas,
yo le hago la fila, le pago la multa.

Falsifico firmas, le cambio las huellas,
y soy un experto inflando botellas.

Yo hago exorcismos, le espanto al demonio,
y le ensayo novias para el matrimonio.

Yo le cargo al niño, le arreglo el tetero,
le saco los gases, le limpio el reguero...

Le cambio pañales cuando huela feo,
después de bañarlo yo se lo asoleo.

Cuando esté muy triste, yo le calmo el llanto,
y si usted no puede, yo se lo amamanto.

Sirvo de testigo en cualquier asunto,
si no tiene pruebas, consigo al difunto.

Hago de payaso, de contorsionista,
domador de tigres o malabarista.

Soy todo un experto en asuntos de amor,
si no se le para, yo le hago el favor.

Si a usted por desgracia le faltan las manos,
yo podré servirle como fiel hermano.

Cuando necesite hacer uso del baño,
no se preocupe, que yo lo acompaño.

Si llegó el momento de hacerlo y no pudo,
pues yo se lo saco y se lo sacudo.

Amaestro pulgas, micos y elefantes,
entreno tortugas, preparo purgantes.

Le tengo el remedio para las diarreas,
con tal que me paguen, yo hago lo que sea.

Me le tiro a un carro, me le pongo a un tren,
me lanzo en pelota del Empire State.

Me ofrezco de sapo pa’ un experimento,
me encierro en la jaula de un león hambriento.

Me voy pa´Israel como palestino,
por necesidad vendo mi intestino.

Y aunque los gringos conmigo se enfaden,
me iría a cuidar a Osama Bin Laden.

Me lanzo amarrado desde un avión,
me agarro a mordiscos con un tiburón.

Por plata he dormido dentro de una cava,
he montado en globo, lo que me faltaba.

Mostrando mi hoja de vida deambulo,
tan solo me falta ponerme a dar cu...

Por lo visto, el cantante/actor/humorista/artista se llama Roberto Araujo. Ni lo conozco ni he conseguido verificarlo. No duden en añadir información en los comentarios.

[Actualización 11/11/2007: me dice Fibo desde Bogotá que "Roberto Araujo es un colombiano (lo delatan términos como "tetero") cantando sus desventuras en la búsqueda de empleo, que en Colombia resulta ser bastante difícil". Por otra parte, las estadísticas me indican que se conoce la canción con el nombre de "El optimista".]

Gabacho, gavache et autres gavacheries

[Aquí la versión de este post en castellano]

La première fois est une expérience toute particulière. Vous maîtrisez les tapas, peut-être même les pintxos, vous avez appris a demander la cuenta et non plus la "nota", à payer par tarjeta, pas par "carta". Vous savez qu'il existe en Espagne d'autres boissons que la sangría, peut-être même qu'une corrida n'est pas nécessairement liée aux taureaux et qu'un francés n'est pas qu'une nationalité.

Vous vous sentez en voie de parfaite intégration ibérique. Et puis, vous tombez des nues. Vous apprenez que les Espagnols ont un petit nom pour vous désigner. "Gabacho". Une fois le coup encaissé, et si le substantif n'est venu accompagné d'aucun complément socioprofessionnel ou physiologique, vous demandez à votre interlocuteur d'où vient ce mot. Le plus probable est qu'il vous rétorque que c'est une expression "de toute la vie".

De toute la vie du plaisantin, c'est certain, mais de celle du castillan, rien n'est moins sûr. Voici quelques considérations qui vous aideront à briller lors de votre prochain dîner en ville :

- Gabacho a son équivalent à Barcelone et à Paris. La plupart des dictionnaires, tant espagnols que catalans et français (page 2), admettent respectivement que gabacho, gavatx (les non Catalans, de terre d'Oc et de France) et gavache (les non régionaux,de terre d'Oïl pour les Occitans, plus septentrionaux encore pour les amateurs de la cuisine au beurre) ont une origine commune, le provençal (ou occitan) gavach qui signifie montagnard, rustre. Côté français citons même les Gavacheries (si), la petite et la grande, entre la Gironde et la Charente (on dit aujourd'hui qu'un 16 et un 17 ne font qu'un 33, la rivalité n'a fait que passer des lettres aux chiffres).

--> D'un point de vue pratique, vous pouvez donc rétorquer à qui vous nomme gaba-chose que nous sommes tous le gabacho de l'autre, dès que l'on regarde au sud, et que nous avons tous notre propre gabacho, pourvu que l'on fixe le nord.

- Il est temps de préciser qu'une autre acception de gabacho, selon le dictionnaire de l'Académie royale espagnole, nous fait aussi prendre de l'altitude: "habitant des coteaux des Pyrénées". À partir de cette explication, il existe une théorie qui justifie le [gab] de gabacho par le Gave de Pau et ses affluents. Une sous-théorie précise qu'il faut plonger jusqu'au Gabas, un autre cours d'eau (et un village). Gave et Gabas étant issus du pré-celtique gaba, la "rivière encaissée". L'idée est en tout cas la même, les gabachos sont les gars du ou des gave(s), puis par extension les ultra-pyrénéens, les Français.

--> Si vraiment le terme de gabacho vous déplaît, répondez que vous n'êtes pas Béarnais.

- Attardons nous un peu sur le cas de gave. Le deuxième sens (page 2) que nous fournit le Trésor de la Langue Française (quelle formule pompeuse pour dire dictionnaire) est également intéressant. Une gave, lis-je, c'est, en Picardie, le "gosier d'un oiseau" (rien de bien nouveau pour les amateurs de foie gras). Tiens donc, la même racine que le gavatx catalan.

--> Si votre compère est gastronome, dîtes plutôt que sans gabacho, point de véritable fuagrá.

- Alors, rien à voir avec la montagne ? Retournement de situation, car qui dit gosier dit grosse gorge, ou, en termes médicaux... goitre. L'Académie espagnole semble l'ignorer, mais Catalans et Français en sont convaincus: les montagnards sont fréquemment goitreux (je n'invente rien, c'est Trésor qui le dit, toujours en page 2). Donc voici le cheminement: on appelle gosier le goitre, puis goitreux les montagnards un peu rustres, et enfin montagnards un peu rustres les étrangers.

-->  Vous n'êtes pas tenu de faire le fier à bras sur ce sujet ;-).

- L'histoire des mots rejoint l'histoire des hommes: de même que les trois guerres franco-allemandes ont popularisé deux ou trois épithètes, il y a fort à parier que Napoléon ait contribué à enrichir le lexique espagnol, en diffusant le goitreux mot de gabacho. Besses, le spécialiste de l'argot espagnol, en est en tout cas convaincu [es].

- Reste à savoir comment prendre le qualificatif de gabacho. Selon les dictionnaires, c'est éminemment péjoratif, davantage même que franchute. Il s'agit en fait avant tout d'un contexte. De même que certains Étasuniens noirs se sont approprié le mot Nigga [en], rien n'empêche les Français de se définir en Espagne comme gabachos. Toutefois, si l'on vous appelle "p. gabacho de m.", c'est soit qu'il existe une immense confiance entre votre interlocuteur et vous-même, soit qu'on vous traite de "sale Français de m."

Je ne peux me retenir de laisser le dernier mot à Brassens, qui sur les gavaches et leurs contempteurs en savait plus qu'il n'y paraît.

C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance
Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Gabacho (de m.)

[Version française de ce billet ici]

Será la victoria de los bleus contra los blacks que me provoca un insólito sentimiento patriótico y me hace reflexionar sobre mis orígenes... O tal vez mi amor por los diccionarios que me hace pensar en etimología. Aunque también podría ser alguna broma gastada por uno de mis compañeros de trabajo...

Sea cual fuere la razón, he sentido la imperiosa necesidad de investigar en detalles una palabra que me aplico de buena gana y que utilizo sin cortarme en esta bitácora.

Gabacho, cuando no se utiliza en su forma toponímica, gabacho de m., tiene lo que los diccionarios llaman un origen incierto. Pero no es mala idea empezar con las teorías académicas. Leo en el DRAE:

(Del prov. gavach, que habla mal)

Vale, tiene sentido, pero poca gracia. Que los franchutes maltratamos el castellano, así como los idiomas en general, ya se sabe. Para fastidiar un poco a los españoles, les recordaré que en francés se dice "Parler français comme une vache espagnole" (Hablar francés como una vaca española) cuando queremos decir que una persona (extranjera o no) chapurra el idioma de Molière. Para meterme en líos, añadiré que existe una teoría que afirma que ese refrán es una deformación de otro anterior, "Parler français comme un basque espagnol", que no hace falta traducir.

Asimismo hay que precisar que el provenzal (u occitano) gavach tiene también el sentido de "montañés grosero". Sigamos con los académicos:

1.     adj. Natural de algún pueblo de las faldas de los Pirineos. U. t. c. s.
2.     adj. Perteneciente o relativo a estos pueblos.

Aquí hay que decir algo más. En "las faldas de los Pirineos" franceses existe una provincia histórica que se llama Béarn (donde hacen una exquisita salsa) y que es parte de la Gascuña (llamada hoy Aquitania y que ha visto nacer a familias extraordinarias, aunque no tiene nada que ver). En el Béarn, los ríos se llaman tradicionalmente "gave [fr]".

Ahora la teoría se subdivide. Podemos vincular directamente gave y gabacho, pero es un poco fácil; podemos también interesarnos por un hijo etimológico de gave, Gabas, que es a la vez un río y un pueblo [fr]; finalmente podemos buscar a una madre común: por lo visto, gave proviene del pre céltico gaba, que significaba "río acanalado".

En cualquier caso, la idea es que los gabachos son los vecinos de un río, o de unos ríos, bearneses. Sería, si recuerdo bien mis viejos estudios [en], una sinécdoque, o sea, aplicar a un conjunto (los franceses) las características de una parte (los bearneses).

Volvamos a la Academia:

3.     adj. Dicho de un palomo o de una paloma: De casta grande y calzado de plumas.

Bueno, lo que sigue es ya muy interpretativo, así que lo dejo en manos de Lutino:

el nombre de gabacho según tengo entendido viene de un tipo de paloma, que es de ida y vuelta, con este nombre se les denominó a los franceses después de la invasión, porque invadieron España y acabaron yéndose con el rabo entre las piernas .

Ya puestos en conmemoraciones históricas y consideraciones ornitológicas, completemos la historia con un refrán, que fue una de las primeras frases que me soltó un buen amigo español: "Al francés y al gorrión, perdigón" (sigue siendo muy amigo mío).

Broma aparte, es muy probable que los viajecitos de Napoleón, con lo que supusieron en términos de orgullo nacional, patriotismo y odio al invasor, hayan facilitado por lo menos la generalización del término. Lo mismo ocurrió con las guerras franco-alemanas, que sirvieron para acunar una serie de palabras imaginativas [fr] para designar a los germanos. Según Espasa Calpe, recogido en otro foro de WordReference, gabacho

ya se empleaba con gran frecuencia en el siglo XVIII, debido a la invasión del ejército francés y al cambio de dinastía, así se documenta en el Diccionario de argot español de L. Besses (1905).

Pero no nos olvidemos de nuestro académico recorrido. Lo siguiente ya se sabe:

4.     adj. despect. coloq. francés. Apl. a pers., u. m. c. s.

Aunque lo de despectivo yo lo veo relativo. No sé si ustedes también tienen a algunos amigos gays que se autodenominan "maricones". Pues lo mismo, con un poco de sentido de humor un francés se puede presentar como gabacho. Yo lo suelo hacer para romper el hielo. Cuando hay confianza y se ve que es irónico, puede llegar a ser cariñoso. El debate está abierto.

Dejo ya a la Real Academia. Parece que en la República francesa también tenemos mucho que decir sobre lo gabacho, o, mejor dicho, lo gavache [fr]. Gavache es un término que ya han olvidado los diccionarios modernos, incluidos los más conservadores. Pero la palabra ha existido; significa cobarde, y, en la región del suroeste de Francia (es decir, alrededor del Béarn) se usa(ba) para designar de forma despectiva a los forasteros. ¡Incluso existen unas zonas llamadas gavacherie [fr], una pequeña y otra grande!

Los diccionarios etimológicos españoles, franceses y catalanes coinciden en señalar otra hipótesis: es posible que gabacho y gavache provengan del provenzal gavach (ya lo decía la RAE) y éste del prerromano gaba. Ahí la cosa se pone más fea: el prerromano gaba significaba el garguero o el buche de las aves, así como el bocio, una enfermedad frecuente entre los... montañeses.

Sólo falta decir una cosa, los mexicanos también tienen a sus gabachos, y esos también vienen del norte. Según he leído, cuando el adversario principal pasó de ser francés a ser gringo, la palabra se adaptó: el significado cambió, pero el significante se quedó. Al final, todos vamos a tener a alguien más gabacho, basta con mirar hacia el norte [fr].

Y para acabar con este repaso etimológico de las relaciones entre franchutes y espingouins [fr], nada mejor que meterse con los portugueses, como lo hace Leandro Fernández de Moratín.

Admirose un portugués
de ver que, en su tierna infancia,
todos los niños de Francia
supieran hablar francés.
"Arte diabólica es
-dijo torciendo el mostacho-,
pues para hablar el gabacho
un hidalgo en Portugal
llega a viejo y lo habla mal,
y aquí lo parla un muchacho..."

La Noche en Blanco en Madrid

Los madrileños (y los españoles y los franceses y los occidentales y los humanos y los hobbits) salen cuando les dicen que tienen que salir. Ayer les explicaron que debían pasar la noche en blanco, y así lo hicieron decenas (¿cientos?) de miles de personas, a pesar de la lluvia y hasta colapsar las actividades.

Entre ellos, un par de individuos haciendo el tonto en una nube, en la puerta de Alcalá. No hemos escapado al ojo del jabalí.

Nocheenblanco3 Nocheenblanco1















Fotos de Adriano Morán (CC).

Espagnolofacilo avec les Gipsy Kings

Hé ! Hé ! Hé !

Une bonne amie française d'origine espagnole désigne par l'expression espagnolofacilo la syntaxe des gabachos qui ajoutent des o et des a à leur langue maternelle pour tenter de communiquer en castillan.

Voici donc un petit cours d'espagnolofacilo pour tous les Français qui ont beuglé "Volaré" au cours de ces 18 dernières années. Pur produit de yaourt, ce bijou trouvé sur YouTube, pour chanter en karaoké le tube des Gipsy Kings :

Así aprendemos los extranjeros a cantar la música del verano ;-)

Bon d'accord, voici aussi les vraies paroles, pour comparer :

Pienso que un sueño parecido
No volverá mas
Y me pintaba las manos y la cara de azul
Y d'improviso el viento rápido me llevó
Y me hizo volar en el cielo infinito

Volaré oh oh
Cantaré oh oh oh oh

Nel blu dipinto di blu
felice di stare lassu
Y volando, volando feliz
Yo me encuentro más alto
Más alto que el sol
Mientras el mundo se aleja
Despacio de mí
Una música dulce tocada
Sólo para mí

juillet 2008

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  • Michel del Castillo: Dictionnaire amoureux de l'Espagne

    Michel del Castillo: Dictionnaire amoureux de l'Espagne
    Documenté mais personnel, cultivé mais de lecture aisée, lucide mais pasionné, ce livre et ses paradoxes sont une excellente invitation à la culture et l'histoire espagnoles. Avec un intérêt soutenu pour l'influence musulmane, par d'autres oubliée. (****)

France / Francia

International / Internacional

  • Ryszard Kapuscinski: El Sha o La Desmesura del Poder
    Merece la pena (re)leer el excelente libro del brillante periosdista polaco ahora que Irán vuelve a estar en las portadas de los diarios. Kapuscinski conduce al lector de manera firme, documentada y creativa hacia la esencia de la sociedad iraní. / Excellente incursion à l'intérieur de la vie quotidienne des Iraniens à l'époque du dernier Shah et de sa chûte. (****)

Médias / Prensa

Musique / Música

  • Buika: Mi Niña Lola
    Una voz profunda y deliciosamente cansada, una letra sincera y sensible, una música discreta y acompañante (****)
  • alberto iglesias -

    alberto iglesias: Volver
    La très bonne B.O. du film /
    La muy buena música de la película (***)


  • :
    Radio de musique espagnole / Radio de música española

Droits / Derechos

  • Mathieu de Taillac, journaliste français en Espagne. Tous droits réservés. Les articles peuvent être cités en précisant l'auteur et en insérant un lien actif vers www.blogal.info ou vers l'adresse de l'article en question.
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