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Ingrid vend bien / Betancourt ha vuelto (a la Fnac)

1imagen003 Je me rappelle de mon premier article publié dans un vrai journal. Au départ c'était une conversation avec mes nouveaux et éphémères confrères de l'agence de Sud Ouest à Périgueux, le premier jour de mon stage, au sujet du crime conjugal de Bertrand Cantat et de ses effets sur son groupe, Noir Désir. À l'arrivée ce fut une petite enquête locale, publiée le lendemain dans le quotidien régional : "Le drame de Vilnius a-t-il-provoqué un engouement pour les ventes de disques du groupe bordelais ?".

Cinq ans plus tard, la pratique de l'information m'a fait admettre quelques évidences, parmi lesquelles le fait que les drames font vendre du papier. Du papier journal, et du papier bible. Ingrid Betancourt et la Fnac de Toulouse (photo) confirment que les dénouements hollywoodiens favorisent aussi l'édition.


/ Cuatro libros acerca de Ingrid Betancourt o
firmados por ella, bien colocados en las estanterías de la Fnac de Toulouse (foto), matizan una vieja ley del periodismo: si los dramas venden, los finales felices también.

Espacopa

Comme tout a été dit, écrit et ressassé, disons simplement que j'y étais. Non, pas à Vienne où les Espagnols ont remporté la coupe d'Europe, mais à Madrid qui a explosé de joie après 44 ans de disette internationale. Depuis que je vis en Espagne, j'entends lors de chaque compétition sportive que "comme d'habitude, on sera éliminé en quarts de finale". Cette fois-ci, il s'en est fallu de peu, mais la Roja a bien brisé le "maléfice", comme les journalistes ont pris coutume de dire.

Bref, Madrid était rouge de monde (la vidéo, d'horrible qualité, n'a d'autre valeur que testimoniale. Si vous cherchez de bonnes images de la soirée, regardez plutôt les photos d'un collègue et néanmoins ami ici).

Parmi les chants qui m'ont étonné, "Yo soy español, español, español...", dans un pays où les revendications identitaires périphériques et les mauvais souvenirs historiques complexent souvent les amateurs de drapeaux rouge et jaune, en dehors des manifestations convoquées par la droite. Le plus curieux est sans doute de l'entendre à Bilbao, dans le pays basque (vidéo via mimesacojea [es] via meneame [es]).

J'ai vécu un an dans la capitale économique d'Euskadi. Le langage politiquement correct y conduit les gens prudents à parler de "l'État espagnol" ou de "la péninsule", pour éviter d'englober le Pays Basque dans un nom propre géographiquement supérieur. Alors un "¡Viva España!", cela surprend. Et défier en pleine rue -"ils sont où les gamins d'Herri Batasuna ?"-, voire insulter, les défenseurs du nationalisme basque radical, c'est encore plus incongru.

Les défenseurs de l'unité de l'Espagne ne sont ni plus intelligents ni plus bêtes que les partisans de l'Euskal Herria. Mais d'habitude, en terre basque, ils se taisent. Dimanche soir, exceptionnellement, ils étaient ivres de football. Comme toute l'Espagne, ou toute la péninsule.

La fin du monde (ou pas)

Tintinphilippulus_4 Miser sur la fin du monde a un gros défaut : en cas d'erreur on a l'air très bête, en cas de réussite on ne peut pas empocher le gain. À Hawaï, deux scientifiques ont passé outre. L'Étasunien Walter Wagner et l'Espagnol Luis Sancho prédisent que si rien n'est fait, il est à peu près certain -à 75%- que la planète Terre disparaisse d'ici quelques mois.

Alors ils font quelque-chose : ils attaquent devant un tribunal du dernier État-Uni le super laboratoire Large Hadron Collider (LHC) de Genève, géré par le Centre Européen de Recherche Nucléaire (CERN). Ils l'accusent, rien que ça, d'un "génocide potentiel".

Savants fous ou derniers des sages, les deux compères sont en tout cas parvenu à faire naître un débat passionné, essentiellement aux États-Unis, sur la dangerosité de jouer au big bang avec les atomes et les devoirs de transparence des scientifiques. Le quotidien The New York Times [en]  et la télevision MSNBC [en], entre autres nombreux médias, n'ont pas tardé à se prendre au jeu. Quant aux billets des blogs, on les compte déjà par centaines.

Comme pour l'instant le débat a suscité peu d'articles en français, je reprends ici les éléments essentiels d'une longue interview [es] contextualisée de Luis Sancho, que j'ai publiée dans le journal numérique espagnol ADN.es. L'intérêt d'écrire sous une licence Creative Commons, c'est que je peux me copier et me traduire sans avoir à demander son avis à ma chef, à partir du moment où je me cite ("je, je, je", voilà qui est fait).

Pour résumer très sommairement, leur théorie expose deux risques fondamentaux : quand le LHC entrera en fonctionnement -la date a été repoussée a plusieurs reprises, et peu de gens osent donner une échéance plus précise que "2008"-, il pourrait crée un trou noir susceptible d'"avaler" la planète Terre.

Autre perspective tout aussi réjouissante, le bricolage de particules pourrait générer une "matière étrange" ou strangelet, qui transformerait la planète bleue en une étoile de neutrons, privée de vie telle que nous la connaissons.

Ça peut. Ou pas. Le problème, c'est qu'il est extrêmement difficile en sciences dures d'écarter absolument une hypothèse, d'où par exemple le caractère potentiellement infini du principe de précaution. Sancho et Wagner n'arrangent pas les choses, puisqu'ils ne proposent pas de mathématisation de leurs idées, ce qui est largement critiqué par l'immense majorité des physiciens, par exemple Juan José Gómez Cadenas, interrogé [es] par un collègue et néanmoins ami mien.

Le raisonnement se tient néanmoins sur le plan de la logique pure. L'idée est  qu'il existe un risque de trou noir, et que ces trous noirs risquent de ne pas s'évaporer, contrairement à la théorie d'Hawking. Grosso modo, Sancho assigne après une courte démonstration logique une probabilité de 50% à cette hypothèse (A), le même facteur de risque qu'il attribue au deuxième danger, la création de strangelet (B).

La combinaison du risque A, du risque B, et du risque A + B donne selon Sancho un résultat de 75%, d'où le titre de l'interview, la plainte en justice et tout le débat blogo-médiatique.

Si vous voulez vous faire peur, lisez l'explication complète, l'affidavit [pdf en] : le document juridique par lequel Sancho certifie sa plainte face au notaire.

Si vous préférez vous rassurer, lisez la presse anglophone et cherchez les interviews de chercheurs établis, je n'en ai vu aucune qui confirme les craintes de Wagner et Sancho.

Amores en tiempos de Facebook / "Je serai sur ton mur à jamais"

Lamento molestar a la gente que tiene una vida normal e ignora lo que es Facebook, una red cerrada de intercambios con amigos, conocidos y desconocidos en internet. Pero creo que los demás se van a reír con este vídeo. / C'est un peu blague à part pour les utilisateurs de Facebook, mais la blague est bonne.

Han recuperado un tema de Enrique Iglesias, Hero. Opino que lo han mejorado sustancialmente. / La musique originale est d'Enrique Iglesias. Personnellement, je préfère la version détournée.

Los autores se llaman Penn Masala. Según cuentan en su web [en], son "el primer grupo que canta a cappella en hindi" y se conocieron en la Universidad de Pennsylvania. Les dejo con la letra en inglés, por si quieren leerla tranquilamente. / Le groupe ne fait pas que dans l'humour. Ils se présentent sur leur site [en] comme "le premier groupe qui chante a cappella en hindi" et se sont connus à l'Université de Pennsylvanie. Les paroles en anglais :

would you poke
if I sent you a poke?
or would you run
and never poke back?
is it weird
that I know your hobbies?
will you be my friend tonight?
would you tremble
if I kissed your pics?
or would you laugh?
oh please tell me this
why do I hide
from the one I love?
will you learn my name tonight?

I can be your Facebook stalker
I can click away the pain
I'll be on your wall forever
you can't take my mouse away

is it true
they've got Facebook in high school?
and your sis
looks a lot like you?
now would you mind
if I asked her out?
when I'm 40, she'll be 34

I can be your Facebook stalker
I can click away the pain
I'll be on your wall forever
you can't take my mouse away

I just want to add you
I just want to add you
oh yeah!
why do I hide
from the one I love?
will you call the cops tonight?

I can be your Facebook stalker
I can click away the pain
I'll be on your wall forever
you can't take my mouse away

I can be your stalker
I can click away the pain
I'll be on your wall forever
you can't take my mouse away
you can't take my mouse away
I can be your stalker...

La découverte est d'Élise, mais elle n'est pas fichue d'avoir un blog vers lequel lier un remerciement :-p qui en a dégoté d'autres.

Por otra parte, la falta de actualización se debe a una sobredosis de trabajo por el contexto de la actualidad. Estaba administrando un blog en francés sobre las elecciones españolas. / Excusez ma trop longue absence. Je me suis investi dans un autre blog, consacré aux élections en Espagne et cogéré avec Greg. Modestie à part, je crois que cela a valu la peine, quel est votre avis ?

Mototaxi, autobús & trencito (video Guatemala)

Suite et fin du zoom sur les transports du Honduras et du Guatemala. Sur ce film, je vous emmène, par ordre d'apparition : au parc naturel hondurien de Cuero y Salado [es], en petit train et en canoë; d'Antigua Guatemala à Panajachel, dans l'un de ces bus bourrés de couleurs et de voyageurs, si courants au Guatemala; sur le magnifique lac d'Atitlán, en bateau à moteur; et à bord d'un mototaxi, pour quitter Pana.




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Des lieux assez touristiques, que vous trouverez dans tous les guides. Si vous recherchez un autre type d'expérience, je vous recommande le projet Eco Quetzal, près de Cobán. Un peu de montagne et beaucoup de découvertes auprès d'indigènes parlant Q'eqchi' [en]. Ne m'en veuillez pas, je garde les photos dans ma vie non virtuelle.

"¿Cómo se encuentra su corazón en esta tarde?" (Video Honduras)

He traido de mi viaje por Honduras y Guatemala algunas imágenes, fotos (me falta photoshopearlas) y vídeos.

Vamos a centrarnos en los medios de transporte, que pueden contar mucho de un sitio. Hoy, un coche muy normal, en una de las pocas carreteras decentes de Honduras, la que une San Pedro Sula con la costa norte (Google Maps la llama "Carretera pavimentada principal"). Escuchen atentamente la radio local y el evangelista, uno de los muchísimos predicadores de este país, de tradición católica pero seducido por las sectas o  las micro Iglesias protestantes...




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Peu de mots mais quelques images, en guise de souvenir de mon dernier voyage au Honduras et au Guatemala. En sus des photos, qu'il me faudra apprendre à éditer, quelques vidéos, essentiellement de moyens de transport, qui n'ont souvent pas grand chose à voir avec nos autoroutes et autres TGV européens.

Ci-dessus, une promenade dans la voiture d'un ami qui a l'habitude de rouler vite pour éviter les barrages et autres queues de poissons d'éventuels bandits de grands chemins. La bande originale, sous-titrée en français, correspond au prédicateur de l'auto-radio. Il respire peu, parle fort et s'enflamme autour de la parole de Dieu qu'il ne cite pas. C'est l'un des innombrables prêcheurs évangélistes qui séduisent peu à peu les Honduriens, à base de lendemains qui chantent et, dit-on, d'aides sociales immédiates.

Le nouvel hymne du Timor Oriental

Le Timor Oriental (en portugais, Timor Leste), le dernier État à avoir obtenu un siège à l'ONU, a enfin adopté les paroles de son hymne national. Elles parlent de la diversité du peuple timorais, de la richesse naturelle de l'île, de son passé difficile et de sa foi en l'avenir.  Je les soumets à votre avis.

Vive Timor Leste !
Chantons tous ensemble
de nos voix différentes
et d’un seul cœur

Vive Timor Leste !
Des vertes vallées
jusqu’à l’immense mer
un hymne de fraternité

Aime la Patrie
car elle sait embrasser
sous son ciel bleu
des peuples en liberté

Gloire aux fils
qui à l’Histoire donnent
justice et grandeur,
démocratie et paix

Bien, il ne me reste qu'à confesser aux plus distraits qu'il s'agit en réalité du probable futur texte de l'hymne national espagnol, qu'un jury a sélectionné entre quelque 7.000 propositions. L'idée vient du Comité Olympique Espagnol, qui se plaignait que ses athlètes ne pussent chanter autre chose que  "lo lo lo" lorsque la Marcha Real retentissait dans les stades.

Et effectivement, les mots sont assez abstraits pour pouvoir servir au Timor Oriental et à à peu près n'importe quel pays. Il faut dire que l'Espagne des Castillans, des Basques, des Catalans et de tous les autres se pose de grandes questions d'identité, amplifiées par un débat droite - gauche rarement serein.

Rappelons aussi que les paroles antérieures à la restauration de la démocratie n'ont pas laissé que de bons souvenirs.

Quoi qu'il en soit, le texte nouveau-né, éventé avant l'heure par le quotidien ABC, sera entonné par Plácido Domingo lors de sa présentation officielle le 21 janvier. Il devra ensuite récolter 500.000 signatures puis être approuvé par le Parlement.

Voici ce que ça donne:

¡Viva España! Cantemos todos juntos con distinta voz y un solo corazón
¡Viva España! desde los verdes valles al inmenso mar, un himno de hermandad
Ama a la Patria pues sabe abrazar, bajo su cielo azul, pueblos en libertad
Gloria a los hijos que a la Historia dan justicia y grandeza democracia y paz

ou, traduit par votre serviteur:

Vive l’Espagne ! Chantons tous ensemble de nos voix différentes et d’un seul cœur
Vive l’Espagne ! Des vertes vallées jusqu’à l’immense mer, un hymne de fraternité
Aime la Patrie car elle sait embrasser sous son ciel bleu des peuples en liberté
Gloire aux fils qui à l’Histoire donnent justice et grandeur, démocratie et paix

Et, inévitablement, en karaoké :

Son(ido)s de manif(a)s 4 [audio]

Es un conflicto laboral local, pero ha afectado a millones de ciudadanos y casi todos tienen su opinión sobre la legitimidad de los métodos empleados. Parece que está a punto de acabar.

Los trabajadores encargados de la limpieza del metro de Madrid convocaron una huelga para exigir estabilidad en el empleo y la equiparación salarial y social del personal. Se manifestaron el miércoles 2 de enero, pasaron por mi barrio y pude sacarles un audio, una foto y un vídeo antes de salir a cenar.

Las consignas fueron grandes clásicos: "No nos mires, ¡únete!", "A por ellos, ¡ohé!"... Tampoco faltaron referencias a "la lucha de la clase obrera", aunque desgraciadamente no he podido grabar estas últimas.

Oigan y vean.

Pod

 

100_0090_2

(Sí, el material gráfico es malo, ya aprenderé a usar mi cámara de noche)

Si usted entiende lo que dicen en el vídeo (¿"Más trabajo"?, ¿¿"Mal trabajo"??, ¿¿¿"Baja abajo"???...), dígamelo en los comentarios, me interesa saberlo.

Son(idos) de manif(a)s 3 [audio]

Cambioclimatico_2 Desfilaron el sábado 8 de diciembre debajo de mi ventana, en contra del cambio climático. La agencia Europa Press habla de medio centenar de ecologistas, puedo certificar que por Atocha pasaron por lo menos la mitad.

Ha sido rápido pero he podido recoger un par de consignas de la manifestación ecologista: "¡Cambia de vida, no el clima!".

También cargaron contra Telemadrid. El canal autonómico ha difundido un polémico documental que ha gustado a algunos y ha indignado a muchos otros. De ahí el lema: "Telemadrid, ¡manipulación!".

Pod


"Changez de vie, pas de climat !", puis "Telemadrid, manipulation !", en réponse à un documentaire écolosceptique diffusé par la chaîne du gouvernement régional.

Ce samedi, c'est l'écologie. Quelques dizaines de personnes se sont réunies à Madrid pour se joindre à une série de manifestations contre le réchauffement climatique, histoire de saluer Ban Ki-moon au soleil de Bali.

(Imagen: globalizate.org)

Son(ido)s de manif(a)s 2 [audio]

Carlos Llega tarde, pero ahí está el audio, tan corto como la manifestación antifascista abortada por la policía. La consigna más repetida era sencilla: "Carlos, hermano, nosotros no olvidamos".

Carlos se apellidaba Palomino, tenía 16 años y murió asesinado cuando iba a boicotear una manifestación organizada por las juventudes de Democracia Nacional. Sigo escuchando desde mi ventana.

Pod


"Carlos, [notre] frère, nous on n'oublie pas !". Carlos, c'est Carlos Palomino, un jeune antifasciste de 16 ans, tué par un militaire de 24 ans dans le métro de Madrid, alors qu'il allait afficher son opposition au mouvement d'extrême droite Democracia Nacional.

La manifestation a eu lieu le samedi 24 novembre 2007. La rubrique "sons de manifs" continue.

(Imagen: nodo50.org)

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  • Michel del Castillo: Dictionnaire amoureux de l'Espagne

    Michel del Castillo: Dictionnaire amoureux de l'Espagne
    Documenté mais personnel, cultivé mais de lecture aisée, lucide mais pasionné, ce livre et ses paradoxes sont une excellente invitation à la culture et l'histoire espagnoles. Avec un intérêt soutenu pour l'influence musulmane, par d'autres oubliée. (****)

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  • Ryszard Kapuscinski: El Sha o La Desmesura del Poder
    Merece la pena (re)leer el excelente libro del brillante periosdista polaco ahora que Irán vuelve a estar en las portadas de los diarios. Kapuscinski conduce al lector de manera firme, documentada y creativa hacia la esencia de la sociedad iraní. / Excellente incursion à l'intérieur de la vie quotidienne des Iraniens à l'époque du dernier Shah et de sa chûte. (****)

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    La très bonne B.O. du film /
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